A des milliers de kilomètres de Paris, vingt ans en arrière, dans une base située au pôle nord, des individus s’activent dans un laboratoire scientifique.
Ils sont trois pour le moment à manipuler des éprouvettes, des têts, des instruments de toutes sortes. Sont présents deux hommes et une femme. Le premier est peut-être sexagénaire. Habillé comme ses compagnons d’une longue blouse blanche, ses lunettes aux verres circulaires glissent jusqu’au bord de son nez. Il semble agir avec méthode et doigté. Il est en effet plus prudent car certaines fioles portent des étiquettes avec des symboles indiquant que le contenant de ces récipients sont des poisons ou des toxines violentes.
Soudain, il a un geste maladroit. Mais était-ce vraiment de la maladresse ? Il s’exclame en faisant tomber une des éprouvettes sur le carrelage du plan de travail :
__ Non de non ! Qu’est-ce que j’ai encore fait ?
L’homme plisse ses yeux verts et réajuste ses lunettes tandis que des cris retentissent dans la pièce.
__ Oh, ciel, qu’est-ce que tu as fait, dit le jeune homme, Eric, présent dans la pièce ?
Le garçon de peut-être vingt-cinq ans, se précipite vers le liquide qui tombe maintenant de la paillasse en de carreaux de faïence sur le sol en carrelage beige de la salle. Il ramasse au passage de quoi essuyer le dangereux liquide.
__ Heureusement, se dit-il, j’ai des gants de plastique et une blouse pour me protéger.
Mais ses mains se mettent à trembler et son cœur se met à battre dans sa poitrine très fortement, quand le caoutchouc de ses gants se désintègrent au contact du produit de couleur jaune translucide.
__ Bon sang, y avait quoi dans cette fiole que tu as fait tombé ? C’est quoi ce produit ?
__ Oh rien de bien méchant , juste un échantillon de bactéries trouvées au fond d’un abysse… répond le sexagénaire essuyant ses lunettes avec sa blouse et en regardant en même temps , la banquise qui se trouve à l’extérieur de la base, à travers un hublot circulaire.
__ Juste un… Mais tu plaisante.. Ce truc a dissout mes gants et une partie de ma blouse.Le pauvre garçon tremble de peur. À présent car la peau de son bras gauche est entré en contact avec le produit. Il est terrifié car il ressent une douleur terrible dans sa chair.
__ Mais putain, qu’est-ce que c’est que ce truc ???
__ Oh rien, qu’un simple échantillon. Vas à l’infirmerie ! On te soignera, répond Jules, le sexagénaire avec un regard cynique et une expression malveillante du visage. Eric n’en demande pas plus. Il sort de la pièce en se tenait le bras et en gémissant de douleur.
La seule femme présente dans la pièce a trente cinq environ. Kathy a observé la scène avec attention. Mais elle n’a pas bronché. Elle est jolie et est élégante dans sa longue blouse blanche. Ses cheveux blonds sont relevés avec soin en chignon. Ses yeux bleus en amande éclaire son visage à la peau pâle. Elle interroge d’abord du regard cet Jules qui fut son professeur à l’université.
__ Qu’est-ce c’était ce produit, demande-t-elle à son professeur et maître de recherche en chimie il y a quelques années..
Elle ne se demande même pas si la confiance sans failles qu’elle porte à cet homme est normale. Pour elle, c’est une évidence, il est extraordinaire et ultra compétent dans son domaine.
__ Ne t’inquiète pas, cet accident n’est pas grave ..
__ Je vous crois , professeur…
Elle ne remarque pas que ce dernier évite de s’approcher des tâches du liquide toxiques qui s’est répandu dans la pièce. C’est Eric qui a fait tout le travail. ; au détriment de sa santé.
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