L’orage se déchaîne au dessus du château-hôtel. Les éclairs zèbrent le ciel en série. Le spectacle des forces de la nature qui fait rage est impressionnant. La foudre tombe même à plusieurs reprises sur des arbres gigantesques, peut-être des thuyas.

Dans un craquement sinistre, les cimes majestueuses s’effondrent en s’enflammant. Elles entraînent dans leur chute d’autres arbres… Des incendies se déclenchent dans la forêt.

Heureusement, l’orage amène brusquement un déluge de pluie qui éteint l’incendie qui risquait de prendre de l’ampleur.

Soudain, les deux amies sont stupéfaites par ce qu’elles observent de la fenêtre: l’orage violent, les éclairs et les débuts d’incendie. En même temps, un grondement se fait entendre. Le vent augmente en véhémence. Son intensité devient de plus en plus forte.

Levant les yeux vers l’horizon illuminé par les très nombreux éclairs, Katiana et Dana, les deux touristes, aperçoivent un spectacle qui les sidèrent et les laissent pétrifiées par la peur. Une immense tornade apparaît dans leur champ de vision. Elle occupe la moitié de l’horizon et se dirige vers la droite de la dépendance où se trouvent les deux femmes.

Brusquement, un craquement sourd retentit dans les environs du bâtiment. Les deux amies ne sachant que faire, décident après concertation de descendre au rez-de-chaussée.

Quand elles arrivent au premier étage, des membres du personnel passent devant elles. Ils semblent affolés par quelque chose, sans qu’elles sachent de quoi il s’agit. Les deux amies, très inquiètes les suivent dans l'auditorium où se trouvent à présent réunie une foule de personnes de toutes catégories sociales. Elles s’approchent des fenêtres orientées dans la direction du bâtiment principal du château-hôtel.

Ce que les deux femmes voient est si terrifiant, qu’elles sentent leurs cheveux se hérisser sur leur têtes et des sueurs froides glisser le longs de leurs colonnes vertébrales. Le splendide toit de l’édifice voisin se détache de ce dernier et se soulève dans les airs dans un bruit assourdissant, sous l’effet de la tornade ou de l’ouragan qui souffle avec une puissance démesurée. Des éléments de toutes sortes volent dans les airs et sont projetés dans tous les sens. Certains sont propulsés à grande puissance vers la dépendance où se trouvent les réfugiés. Des bruits de vitres brisées retentissent à tous les étages du bâtiment. Ils sont mêlés à des cris.

Soudain, Katiana voit se diriger vers elle à travers une fenêtre une énorme tuile qui traverse la vitre en la fracassant bruyamment. Vive comme l’éclair, elle a tout juste le temps de se baisser pour éviter d’être blessée. Les personnes derrière elles ont heureusement le même réflexe et évitent d’être blessées. L’objet «fou» fonce et percute un mur de l’auditorium, avant de s’écraser sur le sol dans un bruit extraordinaire.

Katiana, une fois à nouveau debout regarde avec Dana, les environs de l’hôtel par la fenêtre. Ce qu’elle voit ne la rassure pas. L’eau de la rivière a inondé tout le parking qui borde le bâtiment principal du château-hôtel et a pénétré dans le rez-de-chaussée de ce dernier. Pour le monde, elle s’est arrêtée à mi-hauteur de l’escalier qui mène à l’esplanade où se trouve la dépendance où se trouvent Katiana et Dana.

Combien de temps, l’eau se maintiendra-t-elle à ce niveau? Les deux amies se le demandent. La peur de ce qui pourrait se produire les envahit.

Des images de catastrophes passent dans leurs têtes. Katiana imagine déjà l’eau monter davantage et atteindre les niveaux inférieurs de la dépendance. Dana, quand à elle, est frappée par la tempête ou plutôt l’ouragan qui souffle avec tant de force autour du bâtiment. Par la fenêtre fermée, elle remarque des arbres qui se penchent dangereusement. Elle redoute que des arbres peut-être multiséculaires tombent contre le bâtiment dans lequel elle se trouve.

De son côté, Félix, le vieil homme qui a donné l’alerte, s’est précipité dans le couloir qui jouxte l’auditorium, quand il a vu la tuile du toit du bâtiment voisin, traverser la vitre d’une fenêtre pour s’écraser bruyamment et brutalement dans la vaste salle. Une fois, dans le corridor, le vieil homme s’assoie sur une chaise et se prend la tête entre les mains. Il repense aux évènements qui se sont succédé depuis le début de la journée.

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