Dans la dépendance de l’hôtel, dans l’auditorium, est réunie à présent une foule de gens de toutes origines et de toutes catégories et strates sociales. Félix les observe les uns après les autres.
Dans un coin, se trouvent deux jeunes hommes habillés, en costume-cravate. Très élégants, ils discutent ensemble. D’après ce qu’il perçoit de leur conversation, Félix comprend que ces deux adultes, Jean et Louis, sont des cadres en ressources humaines, très connaisseurs visiblement dans les analyses des phénomènes environnementaux.
Ailleurs, ce sont des hommes et des femmes d’âge mûr, qui parlent entre eux. De quoi? Cette fois, le vieillard ne les entend pas. Il ne peut que les observer. Ce sont des personnes habillées de manière décontractée, en jeans et en chemisiers.
Alors qu’il regarde les uns et les autres, Félix entend du bruit venant du couloir. Il se dirige vers la porte de l’auditorium. Quand il arrive dans le couloir, ce qu’il découvre ne le surprend même pas. Il s’agit d’un groupe de personnes de toutes sortes. Il semble que deux cars de touristes aient été obligés de se mettre à l’abri des aléas climatiques et environnementaux.
Félix, regarde attentivement la scène qui s’offre à ses yeux. Il semble que deux groupes d’environ cinquante personnes (deux cars de touristes peut-être?) aient été contraints de se réfugier dans cette dépendance de l’hôtel.
Aux yeux du vieillard épouvanté, des gens de tous âges se répartissent en petits groupes dans le couloir du bâtiment.
Le personnel de l’hôtel se précipite aussitôt vers eux pour les orienter dans l’édifice qui comporte plusieurs étages. Le groupe est conduit au deuxième étage, dans une vaste salle où les meubles ont également été poussés pour laisser la place à des rangées de matelas bien alignés.
En arrivant dans la pièce, les membres du groupe se répartissent les places de couchage. Ils posent leur sac auprès du matelas qui leur est attribué.
Dans le groupe se trouvent deux jeunes femmes de vingt-cinq et vingt-sept ans. Katiana et Dana sont de bonnes amies. Elles se connaissent depuis longtemps car elles ont fait leurs études dans la même université, celle de la grande ville voisine.
Katiana déborde d’énergie avec ses vingt-cinq ans. Elle est charmante avec ses cheveux blonds et courts. Ce soir, elle porte, comme je l’ai dit des autres plus haut, une tenue décontractée: un jean bleu marine, un chemisier blanc et une veste rouge.
C’est une jeune femme épanouie et bien dans sa peau. Avec ses yeux noirs en amande, elle regarde son amie, tandis qu’elle parle avec elle de choses et d’autres.
Katiana et Dana, ont chacune des goûts et des centres d’intérêts très variés, dont certains sont communs aux deux jeunes femmes. La première, Katiana a suivi des cours de géographie à la faculté. Elle étudie aussi en autodidacte des domaines aussi variés que la géologie, l’histoire, la musique et la peinture ou la randonnée pédestre, la gymnastique, la natation.
La seconde jeune femme, Dana a en commun avec son amie un goût pour l’histoire et la géographie. Elle pratique la gymnastique dans le même centre que Katiana.
L’adulte de vingt sept ans est aussi brune que son amie est blonde. Ses longs cheveux bruns tombent le long de son dos. Ses yeux bleus azur illuminent son visage à la peau mate. Sa tenue romantique, un chemisier blanc avec des motifs de fleurs bleues, correspond bien au cadre d’un château, hôtel ou non, mais pas du tout avec la catastrophe environnementale qui se déroule dans la région.
Plus calme, moins véhémente que son amie, elle parle peu mais écoute beau-coup ce qu’on dit ou explique.
Les touristes dans leur majorité demeurent dans la pièce dans l’attente des évènements à venir. D’autres comme nos deux amies décident de descendre dans les étages inférieurs pour rester informées de la situation.
En descendant l’escalier de pierres blanches, elles jettent un œil par des fenêtres. Ce qu’elles découvrent les surprend et les affolent tout en même temps.
Par la fenêtre du premier étage, elles distinguent l’autre versant de la colline sur laquelle elles se trouvent.
En contre-bas de cette hauteur sur laquelle les jeunes femmes se trouvent, ces dernières voient la rivière, qui a débordé et continue de presque encercler le domaine. Le courant est très fort et emporte dans une grande rapidité de nombreux déchets, de fortes tailles et de toutes sortes, des troncs d’arbres, des carcasses de voitures de tous gabarits…
Dans le même temps, la tempête et l’orage décuplent leur force dans le ciel nocturne. C’est un véritable spectacle impressionnant que de voir cette succession d’éclairs qui zèbrent le ciel avec intensité: la puissance de l’orage est tellement forte qu’il doit se trouver juste au dessus de la forêt.
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