A l’université de la ville, une jeune fille sort de l’un des bâtiments du site universitaire. Il doit être environ trois heures de l’après-midi. Elle plaisante avec les amis qui l’accompagnent.

Jeune, peut-être, 21 ans, les cheveux bruns et courts, Annick Lestoc est habillée de vêtements soignés et très classes : une jupe et une veste tailleur… Elle porte en bandoulière un cartable en cuir, contenant ses livres et son ordinateur portable.

La jeune étudiante est en première année de sciences humaines. Elle peut se permettre ses études car sa famille est assez aisée pour les lui offrir. Ses parents sont tous les deux professeurs au lycée de la ville : l’un en histoire-géographie, l’autre en sciences. Elle a aussi deux sœurs de 15 et 17 ans, encore au lycée.

La journée s’est bien passée. Elle s’est déroulée tranquillement. Annick a tout de même remarqué qu’après avoir consulté leur I phone, certains élèves ont commencé à la regarder de travers. C’est la première fois que cela lui arrive. Elle s’en moque, étant trop équilibrée par nature.

Soudain, alors que la jeune étudiante se trouve à présent sur le parking de l’université, une voiture de police s’arrête à sa hauteur. Deux policiers en sortent et demandent à lui parler. Le groupe d’étudiants, avec qui la jeune fille se trouve est estomaqué, mais est contraint de laisser faire.

__ Bonjour mademoiselle, peut-on vous parler un instant ??

__ Bien sûr, c’est à quel sujet, demande Annick, intriguée ?

__ Nous avons juste quelques questions à vous poser ! Pouvez-vous venir avec nous au commissariat, pour identifier un portrait-robot ?

__ Entendu ! Je vous suis !

Inquiète, la jeune femme monte dans la voiture avec deux policiers. Ensemble, ils se dirigent vers le commissariat où ils arrivent quelques minutes plus tard.

La jeune fille fut conduite, à sa grande surprise dans une grande salle d’interrogatoire. Là, on la presse de questions :

__ Où étiez vous hier matin à 2h00 du matin ? L’après-midi, à 17h ?

__ Le matin, je dormais dans ma chambre, dans l’appartement de mes parents !

L’après-midi, je devais être à la bibliothèque universitaire.

__ Quelqu’un peut-il en témoigner ?

__ Je partage ma chambre avec une de mes sœurs.

__ Donc, elle pourra vous le dire ?

__ Et l’après-midi ?

__ J’étais avec des amis à la BU !

__ On vérifiera !

__ Mais pourquoi toutes ces questions ?

__ Un jeune homme, dont voici la photo, a été retrouvé mort sur le port hier matin Vous ressemblez physiquement à la personne qui l’aurait poignardée.

__ C’est impossible ! Je n’ai jamais rencontré cet homme…

__ Comment expliquez-vous que vous ressembliez à cette femme que l’on voit sur ce film en train de poignarder cet homme ?

__ Je ne l’explique pas ! Je ne comprends pas.

__ Je vois !!!

Annick commence à paniquer et le policier le sent. Seulement une idée lui vient à l’esprit : comparer les empreintes trouvées sur place des scènes de crime et de l’enlèvement avec cette jeune femme qu’il a en face de lui. Pour cela, il prend celles de cette dernière.

Le résultat est surprenant. L’empreinte qui a été trouvée sur le médaillon du mort et qui est identique à une de celles trouvées sur le mouchoir imbibé du chloroforme, est semblable à l’empreinte de la main gauche d’Annick, à un détail près. Sur cette dernière, une cicatrice fine et semble-t-il profonde et traverse l’auriculaire.

__ Qu’avez-vous à l’auriculaire de la main gauche, demande le policier à la jeune étudiante ?

__ Oh ce n’est rien ! Il y a environ un an, je me suis blessée en me coinçant le doigt dans une porte. Je me demande si cette dernière restera encore des années.

__ Un an ? Alors vous ne correspondez pas aux personnes que nous recherchons !!

__ C’est ce que je ne cesse de vous répéter !!

__ Seulement, il se pourrait que vous la connaissiez car vos empreintes sont semblables, hors cette cicatrice qui vous sauve de justesse.

La jeune étudiante ne comprend rien à ce que lui dit le policier. Elle se demande dans quoi elle se retrouve, dans quelle histoire, elle se trouve impliquée.

Le policier de son côté, décide de faire une enquête sur la jeune fille qui se trouve en face de lui.

Il découvre alors toute la vie d’Annick Lestoc. Il constate que c’est une jeune fille qui semble équilibrée aux yeux de sa famille et de ses collègues de fac.

C’est une jeune fille tranquille, l’aînée d’une famille de trois enfants, selon des professeurs au lycée de la ville. Âgée de vingt ans, elle suit des cours d’histoire-géographie à l’université. Étudiante en première année, elle est réputée bonne élève par ses professeurs, avec des notes près de 14 /20, en moyenne.

En dehors de l’université qui lui prends beaucoup de temps, elle se consacre à différents passe-temps : l’étude de la nature, la musique (elle participe à une chorale). Elle s’est inscrite à différentes associations de la ville. Très intéressée par la société, elle s’investit dans des activités sociétales voire politiques. C’est une rêveuse à ses temps perdus, car elle a déjà écrit pour le plaisir des recueils de poésie, entre autres.

A part cela, elle a deux jeunes sœurs, de quinze ou dix-sept ans, Jeannie et Carine, qui sont en seconde et en première scientifique. D’après les rencontres avec les membres de sa famille, personne ne lui ressemble de manière proche ou éloignée, car elle n’a pas de sœur jumelle.

A priori, Annick Lestoc ne peut pas être la jeune fille qui a été enlevée et qui aurait pu être libérée ensuite et encore moins être celle qui a assassiné le jeune eurasien. Les policiers laissent la jeune étudiante rentrée chez elle. Ils lui demandent juste de ne pas quitter la ville dans les semaines à venir. La jeune fille rentre donc chez elle.

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